Un Belge à la NBA

Fun

Jacques Vandescure est actuellement coach de développement individuel en Inde pour la NBA. C'est le fruit d'un long cheminement de 12 ans... Mais comment en est-il arrivé là?
On l’a rencontré lors de l’Orange AllStarGame du 28 décembre dernier. Portrait d’un "petit" belge qui a atteint les sommets du basket.

23.01.2018
Par Nelson M

Quel est ton parcours? Comment es-tu passé de notre petite Belgique à la NBA?
Ben ça c'est une longue histoire… finalement, chaque pas qu'on fait dans la vie nous mène vers une certaine direction.  J’ai commencé le basket dans un petit club de Laeken, le BCB. Dont le président, Maurice Poppe, était extrêmement passionné par le basket mais aussi par son côté interculturel.
A 16 ans, j'ai subi une opération au genou. Cela m’a rappelé que le basket en tant que joueur avait un temps limité dans ma vie. J'ai mis 9 mois à récupérer de cette blessure. Et de retour sur le terrain, j'avais perdu une grande partie de ma capacité à bouger, à réagir. La douleur restait présente dans tout ce que je faisais.
Je venais d'arriver à Malines, c'était un club de 1ère division qui jouait des compétitions européennes. Suite à ma blessure, le sport est devenu un outil pour découvrir le monde.
C’est d’ailleurs durant cette période que j’ai rencontré Fred Young, la personne qui s'occupe de "Format Sports". C’est un américain qui vit ici depuis une vingtaine d'années. Je lui ai demandé de m'aider à aller aux Etats-Unis. J'ai alors pu faire mon premier voyage et j’ai ensuite eu l'opportunité de jouer au basket en NCAA (l’antichambre de la NBA) et de m'amuser. Ça m'a aussi permis de découvrir d’autres cultures et de nouvelles choses au-delà de notre simple petite Belgique. 
Depuis, intérêt pour le voyage, les rencontres et l'envie de transmettre ma passion est restée ancrée en moi.
J’ai ensuite joué en tant que professionnel en Belgique, mais mes soucis physiques m’ont très rapidement stoppé.  A 25 ans, j'ai donc mis un terme à ma carrière pro et j'ai commencé à réfléchir à mes plans futurs.
Je me suis dit, "je prends la décision d'arrêter le basket plus tôt car je voudrais réussir ma transition et passer de joueur à entraineur". J'avais, autour de moi, d’anciens joueurs qui ont eu d'énormes carrières mais qui avaient eu des difficultés à gérer leur transition. Mon désavantage devait devenir un avantage dans ma nouvelle carrière professionnelle. La chute est d’autant plus grande quand on a atteint les sommets...
Belge d'origine congolaise, il était également important pour moi de retourner au Congo. J’y ai rencontré des personnes de la NBA et des gens qui connaissaient la NBA. Grâce à eux, j’ai pu organiser plusieurs camps et plusieurs clinics - des camps spécialisés sur une discipline du basket - en Afrique. Un soir, j'ai reçu un e-mail des San Antonio Spurs
(ici) m'expliquant qu'ils cherchaient un scout - un recruteur – pour l’Afrique. J'ai passé les sélections et été engagé pendant 3 ans. J'ai ensuite été approché pour participer à un projet autour du recrutement et du développement de joueurs indiens.

Et que penses-tu de notre basket belge ?
Jacques a également mentionné le fait que le basket belge était un produit fort. Il est impressionné par certaines talents, comme Hans Vanwijn. Celui-ci s'est d'ailleurs illustré lors du Orange All Star Game, dont je parlais ici. Il voit de l'avenir dans ce championnat, mais souhaite que l'investissement soit durable. Tant au niveau des sponsors - comme  Orange – que de l'implication des joueurs dans leur communauté.

Voilà de quoi en inspirer plus d'un...

La bague des Champions lorsqu'il travaillait aux San Antonio Spurs

La bague des Champions lorsqu'il travaillait aux San Antonio Spurs.

Jacques Vandescure

Jacques Vandescure