On a testé des concurrents à Google

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Avec un taux d’utilisation record et près de 3,3 milliards de requêtes effectuées chaque jour, Google reste aujourd’hui le moteur de recherche le plus populaire auprès des internautes.
Cependant, certains utilisateurs refusent de passer par le géant américain de Mountain View et étudient d’autres possibilités. Celles-ci existent et proposent chacune des fonctionnalités intéressantes.
Voici une sélection non-exaustive.

22.05.2017
Par Céline R

DuckDuckGo
Popularisé depuis qu’Apple l’a intégré dans sa  liste des moteurs de recherche disponibles, DuckDuckGo s’est rapidement imposé comme le pionnier des moteurs anonymes. Il garantit qu’aucune action de recherche n’est enregistrée – par défaut, le site ne stocke pas votre adresse IP et n’a pas recours aux cookies. Son interface intuitive et ses résultats pertinents conviendront aussi aux néophytes, qui apprécieront la possibilité d’afficher tous les résultats de recherche sur une seule page au scrolling infini.

StartPage
La question de la confidentialité n’est pas nouvelle, mais elle s’est imposée progressivement suite aux coups d’éclat des lanceurs d’alerte, explique Sally Payze, vice-présidente de StartPage. « Quand j’ai rejoint l’entreprise, seuls quelques groupes et quelques personnes préoccupés par la confidentialité des données se chargeaient d’en parler autour d’eux.» StartPage est une autre initiative qui, contrairement à DuckDuckGo, utilise les algorithmes et des résultats de recherche de Google, mais y ajoute une surcouche de protection en chiffrant les données transmises. Il permet aussi l’utilisation d’un proxy pour une navigation plus lente, mais totalement confidentielle.

Qwant 
Qwant est à la fois rapide, complet, malin et accessible. Qwant ne fouille pas que le web à proprement parler, mais tous les contenus pouvant émerger sur les blogs, Facebook, Twitter ou YouTube. On apprécie aussi sa page d’accueil éditorialisée qui met en avant des recherches et des articles populaires ainsi que des personnalités à la une. Cerise sur le gâteau : la version Junior, réservée aux plus jeunes et affranchie de tous les sites douteux ou dangereux que le web renferme.

Lilo
Et si vos futures requêtes profitaient à des initiatives utiles ? C’est la promesse de Lilo qui reverse la moitié de ses revenus publicitaires sous la forme de dons trimestriels à des projets sociaux ou environnementaux que ses utilisateurs choisissent. Plus précisément, il s’agit d’un métamoteur de recherche, car il réutilise l’intégralité de l’algorithme de Google : « À quoi bon investir des dizaines de millions d’euros à recréer ce que d’autres ont déjà fait et sur lequel ils ont une avance phénoménale? », argumente l’équipe. Un an et demi après son lancement, ce sont plus de 174000 € qui ont été reversés. Un vrai succès !

Million Short
Million Short tire son originalité d’un parti pris étonnant : être un moteur de découverte plutôt qu’un moteur de recherche. Pour cela, les algorithmes du site proposent de retirer les réponses les plus populaires en excluant les 100 à 100 000 premiers sites habituellement affichés. L’intérêt ? Sortir des sentiers battus et découvrir de nouveaux portails et blogs, au détriment d’une information plus pertinente. Ces dernières années, l’équipe s’est efforcée d’optimiser leur technologie et de rendre compatible Million Short à tous les internautes, sur ordinateur comme sur mobile.