Notre test du BlackBerry Z10

Tech

Nous avons testé le Z10 juste avant sa sortie très attendue en Belgique. Et nous sommes assez conquis.

22.03.2013
Par Cedric

Si le Z10 a déjà commencé à circuler en Belgique, en quantités encore limitées principalement via l'importation, sa version 100% belge devrait arriver très bientôt. Nous l’avons utilisé plusieurs semaines durant. Voici nos impressions sur le premier appareil de la génération BlackBerry 10.
BB10, c'est avant tout un nouveau système d'exploitation. Contrairement aux anciens modèles, plus besoin d'abonnement BlackBerry Tribe ou Complete. Vous pouvez utiliser le même forfait que n'importe quel autre smartphone (Android, Windows Phone, iPhone). L'air de rien, c'est un sacré changement.

Tout d'abord, quelques mots sur ses caractéristiques : 

  • Processeur dual core
  • Dimensions: 130 x 65.6 x 9 mm
  • Mémoire: 16 Go (interne) et carte micro-SD
  • Bluetooth 4, NFC, GPS, micro-USB, micro-HDMI
  • Batterie amovible de 1.800 mAh
  • Objectif arrière de 8 MP (ouverture F/2,2) vidéo 1.080p / objectif avant 2MP 720p
  • Compatible HD Voice 
  • Il est 2G, 3G et même 4G
  • Vous avez besoin d'une carte micro-SIM

Autopsie du Z10

Avec un écran de 4,2 pouces HD (1280 sur 768 pixels, soit un peu mieux que l'iPhone 5), il est juste un poil plus épais et grand que l'iPhone 5, mais plus petit que le Galaxy S3 de Samsung. Son poids de 140 g ne se ressent pas vraiment en poche.

L'arrière offre une agréable sensation « soft touch ». Sa finition est assez irréprochable, mais contrairement à bien d'autres modèles de sa génération, il est possible d'enlever la coque et même la batterie. Les bords de l'écran sont sensitifs, ce qui permet d'apprendre aisément les gestes essentiels pour manipuler le système. Aucun bouton à l'écran en façade, tout se pilote d'une seule main dans la plupart des cas. La façade est juste occupée par un capteur photo/vidéo et une LED de notification (lorsque vous avez un message, un appel).

L’écran d’accueil en lui-même est composé d’icônes et de dossiers. Il est assez classique. Le HUB est un point central du système. On y accède d'un mouvement de doigt. Il renferme les SMS, e-mails, messages Facebook, Twitter, LinkedIn, BBM, bientôt Skype. Tout y est centralisé. Vous ne devez pas passer par une application Facebook ou Twitter pour envoyer un message direct. C'est simple, naturel et on gagne du temps. Box et Dropbox sont aussi intégrés au cœur de BB10: on retrouve donc ses fichiers dans les nuages comme si l’on était sur son ordinateur, sans avoir besoin d'une app.

Quels sont les gestes essentiels? Un mouvement du doigt du bas vers le centre droit amène au HUB. Un mouvement de glissement vers le haut transforme l’application en fenêtre réduite. En glissant le doigt du haut vers le bas, une fenêtre de notifications apparaît: paramètres, Bluetooth, profil (vibreur, silence, fort), alarme, Wi-Fi, réseau, niveau de batterie, etc. Ces gestes deviennent tellement naturels qu'on se surprend à les reproduire sur un iPhone ou un Android juste après.

Si les fonctions photo/vidéo sont riches (retouches, possibilité de Timeshift pour trouver le moment où un visage sourit le plus naturellement, par exemple), la qualité s'avère bonne, mais n'arrive pas à égaler l'iPhone 5, le Galaxy S3 et certainement pas le Sony Xperia Z que nous avons testé il y a 2 semaines. En conditions de luminosité suffisantes, les résultats sont bons. En basse luminosité, la qualité chute nettement. L’autofocus est très doué, notamment en macro. Pour la vidéo HD 1.080, par contre, la gestion du bruit et le piqué nous semblent nettement meilleurs que l’iPhone 5. Belle trouvaille: StoryMaker. Cette application native vous permet de sélectionner des photos, un thème, un titre, de la musique et d’en faire une vidéo.

Dans notre pays, vous ne pourrez télécharger sur BlackBerry World (la boutique équivalente à Google Play Store ou l'App Store d'Apple) que des applis et des jeux. Pas de musique, pas de vidéo. Le catalogue grandit chaque jour. Whatsapp vient de faire son apparition, Skype sera là bientôt. Sans doute aussi Instagram. L'avantage? Les développeurs peuvent rapidement utiliser des applications Android, car BB10 les fait tourner sans trop de problèmes. Plusieurs applis belges sont ainsi réutilisées pour l'arrivée du Z10: bpost par exemple, mais aussi Deezer ou la RTBF et certains journaux comme L'Echo/De Tijd. Quelques très belles réussites? LinkedIn, TuneIn Radio, AFP News.

Plus de vrai clavier, pourtant c'est un BlackBerry! 

Si le modèle Z10 n’est pas équipé d’un clavier physique (contrairement au Q10 qui sortira en mai), le clavier virtuel est probablement ce qui se fait de mieux sur le marché aujourd’hui. La promesse est vraiment tenue. Non seulement l’agencement du clavier rend la frappe aisée (il apprend à reconnaître les endroits où vous sollicitez les touches pour éviter les coquilles), mais le BlackBerry apprend à connaître votre écriture. Il suggère des mots. Si le mot est exact, vous glissez le doigt au-dessus de la lettre et le mot s’inscrit. Il nous est arrivé d’écrire des phrases en tapant quelques lettres et en laissant le BlackBerry terminer les mots. C’est très, très impressionnant. Magique même! Cela dit, pour ceux qui sont habitués à un clavier et considèrent que c'est une fonction sans laquelle ils ne vont pas pouvoir être aussi productifs, autant attendre le Q10 fin du printemps.

Comme Apple Maps et Google Maps, BlackBerry Maps offre un guidage vocal GPS. Les cartes TomTom sont précises, mais l’application est encore très, très faible à nos yeux face à ses concurrents. Nous l'avons essayée en voiture. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ce n'est pas très pratique, surtout sur autoroute. C'est même le contraire. La voix de synthèse qui vous guide est plutôt réussie, en tout cas davantage que Google Maps sur Android.

L’horloge est d’un joli design. Depuis l’écran de verrouillage, on peut passer en mode sommeil en glissant les doigts du haut vers le bas. On obtient alors un réveil de faible luminosité pour une table de nuit, avec possibilité d’alarme pour le réveil. Esthétiquement irréprochable. La calculatrice est dotée d’un outil pour les pourboires. Rien ne manque pour ceux qui viennent d’ailleurs: chronomètre, boussole, smarttags NFC, lecteur PDF Adobe et même DocsToGo, pour les documents de bureautique. Enfin, BlackBerry Protect permet rapidement de localiser son appareil, de l'effacer ou de le faire sonner en cas de perte/vol.

Et l'autonomie? Depuis la dernière mise à jour, le Z10 tient pour nous une très, très bonne journée de travail, parfois la nuit comprise.

Nos conclusions

Si vous vous débrouillez déjà bien avec un iPhone, Windows Phone ou Android, le clavier du BlackBerry Z10 est sans conteste ce qui se fait de mieux, de plus efficace aussi. Rien que pour cela, le Z10 est un appareil haut de gamme et bien travaillé. Tout y est particulièrement harmonieux. Certes, il lui manque encore des apps essentielles, du panache au rayon multimédia (photos moyennes, son assez flat) et son appli de navigation GPS est beaucoup trop sommaire, mais il s'avère être, quand on a bien compris son fonctionnement (l'affaire de quelques heures), un outil de travail ou de réseaux sociaux diablement efficace. On peut faire plusieurs choses en même temps et on n’est pas obligé de passer d'une app à l'autre, car on peut tout gérer depuis le système lui-même. C'est un smartphone doué et super productif. Son prix ne le met pas à la portée du premier venu: vous devrez débourser 629 euros, soit à peu près la même somme que pour le Galaxy S3, mais moins que pour l'iPhone 5.